RDC : Proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 20 décembre 2023 par la Cour constitutionnelle, ce mardi 9 janvier 2024.

La Cour constitutionnelle de la République Démocratique du Congo


En proclamant élu le président Tshisekedi, la Cour constitutionnelle dans son arrêt rendu par le « le juge électoral « à l’issue de son audience de ce mardi 9 janvier, n’a pas repris in extenso les résultats provisoires de la CENI.

Ces résultats définitifs diffèrent quelque peu, a indiqué Dieudonné Kamuleta, président de cette haute Cour car « la CENI a transmis à la Cour constitutionnelle la décision portant annulation des élections législatives, provinciales dans les 2 circonscriptions de Yakoma et Masimanimba. Au regard de cette nouvelle donne, la Cour constitutionnelle, comme juge électoral, doit vérifier l’authenticité et la sincérité des scrutins en s’assurant que les irrégularités dénoncées sont avérées et susceptibles d’influer sur les résultats électoraux si bien qu’il peut bien vérifier les résultats s’ils sont entachés d’erreurs matérielles ou des fraudes avérées même en-dehors de tout contentieux ou en cas d’un recours déclaré infondé », explique le président de la cour constitutionnelle.

« A cet égard, considérant que le vote s’est passé à bulletin unique, la Cour va en tirer les conséquences en étendant l’annulation des résultats dans les circonscriptions précitées (Yakoma et Masimanimba) à l’élection présidentielle et retranchera à chaque candidat les suffrages qu’il a obtenu dans ces circonstances, si bien que les résultats communiqués le 30 décembre 2023 ont une nouvelle configuration ».

Les changements consécutifs à cette « nouvelle configuration » sont extrêmement insignifiants et ne bouleversent, bien évidemment pas, l’ordre d’arrivée des candidats.

Toutefois, Martin Fayulu perd quelques voix et passe de 960 478 votes favorables soit 5, 33 % à 875 336 voix soit 4,92%.

En ce concerne Felix Tshisekedi, il passe ainsi de 13 215 366 voix à 13 058 962. Seulement, il grimpe de 73,34 à 73,47%.

La Cour constitutionnelle a également statué sur la requête en annulation du scrutin présidentiel pour
« multitude d’irrégularités » introduite par le candidat Théodore Ngoy.

Le juge électoral a estimé que cette demande était, certes, recevable mais non fondée.

La voie est donc désormais ouverte à l’investiture du nouveau président de la République.
Celle-ci devrait intervenir le 20 janvier prochain.

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